Bien-être > Toilettes sèches publiques > Respect de l'environnement

Bien-être > Toilettes sèches publiques > Respect de l'environnement

Des toilettes sèches respectueuses des écosystèmes

Il existe aujourd’hui une tendance lourde visant à économiser les matières premières disponibles et à re-positionner les “déchets” pour les considérer comme des ressources potentielles.

Les toilettes sèches ont toute leur place dans cette démarche dans la mesure où elles permettent des économies d’eau importantes (au sein d’une famille la consommation d’eau dans les toilettes est de l’ordre de 30 % de la consommation globale) et dans la mesure où le produit final (le lombric-compost) est un terreau d’un très bel aspect, sans autre odeur que celle du terreau des sous-bois, riche en éléments nutritifs pour les plantes et facile à épandre dans la végétation.

Les toilettes sèches, comme l’agriculture biologique, les énergies renouvelables ou l’éco construction des habitations, plongent leurs racines dans des savoirs très anciens et mobilisent des moyens technologiques extrêmement modernes : De même que les grandes éoliennes de plusieurs mégawatts de puissance trouvent leur origine dans les moulins à vent du moyen-âge, les toilettes sèches reprennent des traditions très anciennes, voire très éloignées de nos pays 
occidentaux.

Les premières toilettes sèches “modernes” (pas celles du fond du jardin de nos grands parents !) sont apparues dans les pays Scandinaves quelques années avant la seconde guerre mondiale. Et depuis, ces pays (Suède, Norvège, Finlande) sont restés pionniers dans le domaine, au point qu’aujourd’hui, il existe des villes en Suède (par exemple Tassum - 12 000 habitants) qui imposent l’installation de toilettes sèches familiales dans les nouvelles habitations pour accorder le permis de construire.

Mais les toilettes sèches, ce n’est pas que de la technique, c’est aussi se sentir appartenir, de manière modeste, mais néanmoins réelle, à un très vaste mouvement de remise en cause de la manière dont nous interagissons avec notre environnement. Pas une remise en cause masochiste, coupable, basée sur la privation, mais une remise en cause joyeuse, ludique. Ne plus accepter les évidences du passé (des toilettes modernes comportent forcément une chasse d’eau !) est quelque chose de très stimulant. Avoir notre - petite - place dans le grand défi consistant à inventer une nouvelle société plus respectueuse des écosystèmes qui nous entourent… 
nous plait bien !
Et nous pensons que le jeu en vaut la chandelle !

Pierre Colombot