Des finitions soigneusement étudiées
Si l’identification des grands principes mis en œuvre dans nos toilettes sans réseau (le séchage par ventilation et surtout le lombricompostage) a relevé de la curiosité, de l’inventivité, presque du jeu, c’est l’obsession du détail et le travail long, fastidieux, mille fois recommencé qui nous permet aujourd’hui de nous rapprocher - sans bien sur jamais l’atteindre - d’une certaine idée que nous nous faisons de la perfection.
Ainsi, à titre d’exemple :
- Nous ne trouvions pas sur le marché de poignées de porte capable de résister au vandalisme qui caractérise certains quartiers périphériques des grandes villes : l’un de nos techniciens qui s’était spécialisé dans le travail de l’inox après quelques années passées aux « Beaux Arts » a été chargé de concevoir et réaliser une poignée de porte à la fois esthétique, fonctionnelle, mais aussi capable de résister au vandalisme le plus extrême : un de nos autres techniciens a été chargé de « massacrer » cette nouvelle poignée de porte à l’aide d’une batte de baseball ! Mission accomplie, cette nouvelle poignée de porte équipe toutes nos toilettes depuis plusieurs années.
- Nos tapis roulant servant à séparer les urines des matières fécales ont été « testé à l’usure » à l’aide d’un moto réducteur, à hauteur de 1 million de coups de pédales (soit l’équivalent de 100 années de fonctionnement pour des toilettes assez fortement fréquentées). L’usure des dispositifs est quasi imperceptible.
- Les toilettes sèches sont parfois associées à l’idée de « mauvaises odeurs » mais aussi de « présence de mouches ». Si, bien sur, nous avons réglé en priorité la question des odeurs, la question des mouches nous paraissait également importante à traiter. Ainsi, nous avons mis au point au milieu des « années 90 » un piège à mouches fonctionnant comme une nasse à poisson et utilisant la lumière naturelle comme appât. Extrêmement efficace, ce « piège à mouches » équipe toutes nos toilettes sèches publics.